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Macron dénonce le "cynisme" et le "désordre" à l'Assemblée nationale
information fournie par Reuters 26/10/2022 à 22:20

Les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles

Les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a dénoncé mercredi l'attitude des extrêmes à l'Assemblée nationale, pointant le "cynisme" et le "désordre" de la gauche réunie dans la Nupes deux jours après le rejet d'une motion visant à censurer du gouvernement, à 50 voix près.

Les députés ont rejeté lundi des motions de censure déposées par la Nupes et par le Rassemblement national sur les textes budgétaires, nées du choix de la Premirèe ministre Elisabeth Borne de recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour les faire adopter sans vote.

L'une d'elles a été votée par la gauche réunie dans la Nupes et par le Rassemblement national, conduisant le camp présidentiel à dépendre des voix des Républicains.

"Ce qui me met en colère c'est le cynisme et c'est le désordre", a dit Emmanuel Macron sur France 2 à propos de cet épisode, qui révèle les difficultés du camp présidentiel dans une Assemblée nationale où il ne dispose que d'une majorité relative.

"Ils ont surtout prouvé quoi ? Qu'ils étaient prêts - socialistes, écologistes, communistes et LFI [La France insoumise] - à se mettre main dans la main avec le Rassemblement national alors qu'il y a la guerre en Europe, qu’il y a la crise, qu'il y a le désarroi de tant de familles et qu’il nous faut être aux côtés des Français", a-t-il dénoncé.

"Ils ont montré une chose : ils ne sont pas du côté du mérite, de l'ordre, du travail, de la solution, de l'avancée. Ils sont du côté du désordre et du cynisme et je vous le dis : ça ne mènera à rien. Parce que ces gens-là ne sauront pas demain gouverner ensemble", a poursuivi Emmanuel Macron. "Nous avons simplement vu que le roi était nu car ils se sont mutuellement aidés aux élections du printemps dernier."

Aux yeux du chef de l'Etat, "il n'y a pas ni aujourd'hui ni demain dans notre pays de majorité alternative car celle-ci repose sur l'incohérence, l'alliance des extrêmes."

Emmanuel Macron a en revanche tendu la main au groupe centriste Liberté Indépendants Outre-mer et Territoires (Liot) et aux Républicains, qui n'ont pas voté cette motion de censure.

Le président a considéré que le gouvernement et la majorité présidentielle avaient "intérêt" à travailler avec ces derniers pour faire adopter les futurs textes sur la réforme du travail, les retraites et l'immigration, notamment.

(Reportage Elizabeth Pineau, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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